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Les questions que vous devez vous poser avant de vacciner votre chien ou votre chat

La vaccination est une très grande avancée de la médecine, et peut-être la plus importante.

Il faut se souvenir que seulement un siècle auparavant, le taux de mortalité infantile était au niveau effrayant de 20%. Et que les causes principales de décès prématuré étaient la variole, la diphtérie, la rougeole ou la coqueluche.

De nos jours la situation s’est améliorée de façon spectaculaire grâce la mise en place généralisée de programmes de vaccination commençant dès le plus jeune âge.

Les vaccins sont très efficaces. Ils protègent les individus vaccinés, et préviennent les flambées épidémiques qui touchent toute une population. Dans certains cas, on peut même constater que certaines maladies infectieuses ont été éradiquées (ex: variole).

Malheureusement, de nouveaux pathogènes apparaissent régulièrement. Et il faut créer de nouveaux vaccins.

C’est une guerre sans fin.

La vaccination est aussi une discipline majeure de la médecine vétérinaire.

Elle protège les troupeaux d’animaux de ferme d'épizooties (épidémies concernant les animaux) pouvant causer des dégâts économiques majeurs et/ou des problèmes de santé publique.

Les chats et les chiens doivent aussi se faire vacciner. C'est la raison principale de leur première visite chez le vétérinaire.

A cause des campagnes anti-vaccination, vous pouvez douter de la nécessité de faire vacciner votre compagnon à quatre pattes.

Prenez le temps de vous arrêter un instant pour comprendre de quoi il s'agit. Vous comprendrez pourquoi la vaccination est utile, et ce que vous pouvez en attendre.

C'est l'objet de ce chapitre.

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Le principe de la vaccination


De la théorie à la pratique

Grâce au chapitre précédent, nous avons maintenant compris comment un individu devient immunisé contre un microbe pathogène.

Lorsqu'il est exposé pour la première fois aux antigènes du pathogène, il produit une réponse immunitaire primaire qui est lente et plutôt faible.

Si l'individu survit à la première infection, il sera alors capable de répondre aux mêmes antigènes par sa réponse immunitaire secondaire forte et rapide: il est immunisé.

Le concept de la vaccination est de générer une réponse primaire forte, sans rendre le patient malade, en exposant l'organisme du patient au pathogène.

Ainsi, les vaccins contiennent la totalité du pathogène (atténué ou inactivé), des fragments de ce pathogène ou seulement des parties de son ADN.

Pour développer des vaccins, les biologistes chercheurs doivent choisir parmi un certain nombre d'options:

  • le type de vaccin (vivant atténué, inactivé, recombinant...)
  • la voie d'administration (injectable, nasale ou orale) et le site d'injection, le cas échéant
  • les excipients et en particulier décider si un adjuvant est nécessaire
  • le programme de vaccination qui en découle et qui sera la résultante de ces choix et des essais cliniques menés par la suite

Au final, il ne faut pas oublier qu'un vaccin est un produit industriel, rigoureusement encadré par les réglementations des états, qui doit suivre des étapes de développement garantissant des critères stricts de qualité.

Ce sont ces questions que nous allons traiter dans ce chapitre.

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Une brève histoire de la vaccination



L’histoire commence au 15ème siècle en Chine par une méthode appelée la variolation. Elle consistait à inoculer par la muqueuse nasale des souches modérément virulente de variole.

Bien que ce procédé fût pris pour une fable en Europe, le médecin anglais Jenner décida de l'expérimenter en l'année 1796. Il inocula l’agent de la « variole bovine » à certains de ses patients (la variole bovine est proche de la variole humaine, mais ne cause que des symptômes modérés chez les humains).

Ces patients devinrent alors résistants à toute contamination par la variole, humaine ou bovine. Ils étaient « immunisés », bien que l'idée même de ce concept n’existât pas à cette époque.

Le Dr Jenner appela le germe responsable de la variole Variolae vaccinae. C’est l’origine du terme «vaccination».

Un siècle plus tard, Louis Pasteur porta le concept à un autre niveau. Il théorisa la notion d’atténuation pour les vaccins vivants et créa les premiers vaccins contre la rage et l’anthrax.

Les vaccins inactivés (tués) furent aussi conçus à la toute fin du 19ème siècle par Pasteur et d’autres équipes américaine, allemande et anglaise.

Dans les années 1940, les biologistes comprirent qu’ils pouvaient atténuer des souches virulentes en les faisant se répliquer dans des cultures cellulaires. Ils ont abondamment utilisé cette méthode pour produire la plupart des vaccins vivants.

Depuis lors, le développement des technologies vaccinales s’est beaucoup accéléré grâce à une meilleure connaissance du système immunitaire. Les scientifiques cherchent maintenant à produire des antigènes purifiés par ingénierie génétique.

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Les différents types de vaccins


Les vaccins vivants atténués

Les vaccins vivants contiennent les microbes pathogènes vivants, dont la virulence a été considérablement atténuée pour éviter que le patient ne tombe malade.

La virulence d'un pathogène représente sa capacité à se multiplier chez son hôte et à y pratiquer ses activités délétères:

  • Pour une bactérie, ce sera sa capacité à se multiplier rapidement, adhérer aux cellules épithéliales, libérer des toxines etc...
  • Pour un virus, il s'agira de sa capacité à attaquer les cellules hôtes, à se multiplier, et à se disséminer.

Historiquement, l’atténuation était obtenue par des cultures répétées de la même souche en laboratoire. De nos jours, les pathogènes sont modifiés génétiquement pour altérer leur virulence.

Les vaccins vivants sont les plus efficaces, justement parce qu'ils sont vivants. Ce sont les seuls à pouvoir reproduire la dynamique d'une infection réelle. Ils sont particulièrement recommandés contre les virus car ils mobilisent beaucoup mieux l'immunité cellulaire.

Parce qu'ils sont plus efficaces, ils génèrent une immunité de plus longue durée et requièrent des rappels moins fréquents.

En revanche, ils peuvent générer plus souvent des effets indésirables, car le pathogène peut parfois retrouver chez son hôte une partie de sa virulence originelle. Les symptômes sont le plus souvent légers, mais c'est une bonne raison pour déconseiller l'usage de vaccins vivants chez des patients immunodéprimés.

Il y a un autre inconvénient: la chaine du froid doit être maintenue de la production jusqu'à l'administration du vaccin. Cela veut dire que les vaccins vivants doivent être conservés dans des réfrigérateurs et transportés dans des camions frigorifiques (ou des glacières pour les trajets courts).

Les vaccins non vivants

Cette catégorie regroupe tous les autres types de vaccins.

Parce que les vaccins ne sont pas vivants, aucune réplication n’est possible et la vaccination ne peut imiter entièrement une infection réelle. Ils ne mobilisent pas le système immunitaire aussi complètement qu’un vaccin vivant. En particulier, l'immunité cellulaire, particulièrement importante contre les virus, est moins sollicitée.

Ces vaccins contiennent soit des souches inactivées (tuées) du pathogène, soit des fragments, soit des antigènes appartenant à ce même pathogène ou encore des toxines produites par ce pathogène.

Dans tous les vaccins non-vivants, les laboratoires pharmaceutiques ajoutent des adjuvants qui augmentent l'inflammation au site d'injection. La réponse immunitaire est ainsi renforcée et plus de lymphocytes mémoire sont produits.

Les vaccins non-vivants ont besoin d’un rappel au moins une fois par an pour renforcer l’immunisation.

Les vaccins inactivés induisent généralement moins d’effets indésirables, sauf au site d’injection à cause de l'effet pro-inflammatoire des adjuvants.

Les vaccins inactivés

Ils sont constitués des virus ou des bactéries complets inactivés par la chaleur ou des produits chimiques. La structure du germe demeure intacte et donc présente tous les antigènes originaux à l’organisme hôte.

Mais le pathogène ne peut se répliquer ou imiter une infection réelle.

Les vaccins à base d’anatoxine

Ces vaccins ne servent pas à contrôler les germes pathogènes, mais à limiter l'effet des toxines qu’ils produisent.

Les toxines sont extraites de la culture du pathogène puis purifiées. Elles sont administrées au patient avec quelques excipients. La réponse immunitaire consiste en la production d’anticorps spécifiquement dirigés contre les antigènes de la toxine.

Les vaccins polysaccharidiques et conjugués

Ces vaccins ciblent les antigènes des capsules de certaines bactéries encapsulées, comme par exemple les streptocoques. Ces capsules sont principalement constituées de polysaccharides (chaines de molécules de saccharose).

Le problème est que les saccharides sont peu spécifiques et envoient un signal faible au système immunitaire. Ils n’activent pas les cellules-T, et en particulier les cellules-T auxiliaires. Le niveau de la réponse immunitaire est faible. De nombreux rappels sont nécessaires pour maintenir une protection.

Un vaccin conjugué est la combinaison d’un vaccin polysaccharidique et d’une protéine porteuse. La protéine porteuse est choisie pour son haut pouvoir immunogène, en particulier vis-à-vis des cellules-T.

Comparés aux vaccins polysaccharidiques, les vaccins conjugués représentent un grand pas en avant en termes d’intensité de la réponse immunitaire et de la durée de protection.

Les vaccins recombinants

Les vaccins recombinants impliquent la sélection d’un ou de plusieurs antigènes du pathogène.

Le ou les gènes codant pour ce ou ces antigènes sont insérés dans un vecteur, généralement un virus. Il y a alors deux possibilités :

  • Le vecteur est injecté dans l’organisme du patient
  • Ou bien le vecteur sert de producteur d’antigène, en laboratoire, puis ce sont les antigènes qui sont injectés

Il s’agit de technologie de pointe. Le défi est de sélectionner les antigènes qui provoquent une réponse immunitaire à la fois forte et spécifique du pathogène visé.

La stratégie des vaccins recombinants procure plus de contrôle sur le développement et la production du vaccin.

Les vaccins recombinants peuvent cibler plusieurs pathogènes à la fois et induisent beaucoup moins d’effets secondaires que les vaccins vivants atténués.

Bien que les vaccins recombinants puissent déclencher une réponse immunitaire de la part des cellules-T, ils nécessitent de forts adjuvants et de multiples injections.

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Voies et sites d’administration


Dans le chapitre 1, nous avons vu que la réponse immunitaire primaire requérait la mobilisation de cellules blanches présentatrices d'antigènes (macrophages et cellules dendritiques) qui circulent généralement à proximité de la périphérie de l'organisme, près de la peau et des épithéliums.

Cela répond à une certaine logique puisque c'est précisément par là que pénètrent les microbes pathogènes.

Le choix de la voie et du site d'administration vise à mettre en contact les antigènes du pathogène avec ces cellules du système immunitaire le plus longtemps possible, afin de générer une réponse immunitaire puissante.

C'est la raison pour laquelle l'administration de vaccins se produit le plus souvent dans les zones périphériques de l'organisme, à proximité de la peau et des muqueuses et suffisamment éloignée des grands vaisseaux sanguins qui dilueraient trop rapidement les antigènes apportés par le vaccin.

Intramusculaire (IM)

C’est la façon la plus fréquente et la plus facile d'injecter un vaccin. Le vaccin est injecté dans les tissus musculaires.

Sous-cutanée (SC)

Le site d’injection est situé juste en dessous de la peau.

Il semblerait que ce mode d'injection génère plus d'effets indésirables au site d'injection.

Intradermique (ID)

L’injection se fait dans le derme qui est la couche profonde de la peau située juste en dessous de l'épiderme. Elle est donc un peu moins profonde qu'une sous-cutanée. Elle doit être précise, ce qui la rend un peu plus difficile

Orale

C’est la plus facile. Il n’y a pas besoin d’aiguille !

Les vaccins oraux déclenchent préférentiellement la production d’anticorps IgA, remarquables par leur efficacité sur les infections des muqueuses.

Nasale

Les vaccins administrés par le nez suivent la voie naturelle des infections respiratoires. Ils induisent une réaction du système immunitaire humoral et de celui des muqueuses.

Ils sont faciles à administrer aux patients humains. C'est un peu plus difficile chez les animaux.

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L’immunisation passive


L’immunisation passive est la transmission d’anticorps actifs à un individu non immunisé.

Un exemple d’immunisation passive est la transmission des anticorps de la mère à son fœtus dans le dernier tiers de la gestation in utero (anticorps IgG), ou à son nouveau-né par son lait (anticorps IgA).

Cette protection est très utile car les nouveau-nés ont un système immunitaire très faible et se reposent exclusivement sur les défenses fournies par leur mère. A titre d’exemple, les bébés prématurés ont un risque plus fort de contracter une infection.

L’immunisation passive est aussi une arme thérapeutique pour les patients qui ont un besoin urgent d’une solution: soit à cause d’une infection en cours soit d'une immunodéficience. On leur injectera du sang ou du sérum provenant d’un donneur immunisé (humain ou animal) contenant les anticorps spécifiques du pathogène. C’est une mesure médicale de court terme.

Par exemple, les patients humains mordus par un animal suspecté d'avoir la rage reçoivent une injection de sérum contenant des anticorps spécialisés contre les antigènes du virus de la rage.

Transmettre l’immunité cellulaire consisterait à injecter des cellules-T effectrices. Ce n'est pas faisable. Cela demanderait de trouver des donneurs spécifiques (histocompatibles).

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Comment estimer l’efficacité d’un vaccin


Les échecs de la vaccination

Il y a 3 raisons principales qui peuvent conduire un vaccin à échouer à immuniser un patient: les anticorps maternels, un vaccin peu immunogène, et des patients dont la réponse immunitaire est faible.

Les anticorps maternels

Pendant la gestation, la mère transmet ses anticorps au fœtus in utero. Après la naissance, elle continue à en fournir à ses chiots/chatons avec son lait.

Ces anticorps interfèrent nécessairement avec le vaccin administré au chiot ou au chaton: les anticorps maternels détruisent les antigènes du vaccin et les neutralisent avant que le chiot ou le chaton a eu le temps de construire sa propre immunité.

Les anticorps maternels disparaissent progressivement de l'organisme du jeune animal en quelques mois.

Il faudrait pouvoir vacciner juste au moment où il n'y presque plus d'antigènes maternels. Malheureusement la vitesse avec laquelle ils disparaissent est très variable d'un chiot ou d'un chaton à un autre.

Le moment idéal est donc impossible à prédire!

C'est la raison pour laquelle la plupart des programmes de vaccination pour chiots et chatons recommandent 3 injections à 2-3 semaines d'intervalle s'étalant sur les 6-16 premières semaines de la vie.

Durant cette période, assez large, on est à peu près certain d'éviter les anticorps maternels tout en protégeant le chiot ou le chaton le plus tôt possible.

La faible immunogénicité du vaccin

Les standards de fabrication des vaccins sont élevés de nos jours. Les vaccins représentent un marché important et les vaccins sont produits dans de grands établissements qui suivent strictement les procédures légales de fabrication. De plus, une fois produits, les vaccins sont contrôlés.

Il peut y avoir des problèmes néanmoins. Les vaccins atténués vivants doivent être conservés à basse température. Rarement, il peut y avoir des accidents pendant le stockage et le transport qui inactivent complètement ou partiellement ce matériau vivant.

Certains vaccins inactivés ont naturellement un faible immunogénicité et échouent parfois à déclencher une réponse immunitaire suffisante.

Faible réponse immunitaire de l’animal

Les animaux jeunes et les animaux âgés ont un système immunitaire moins puissant. Ils peuvent répondre faiblement aux tentatives d’immunisation.

Une étude (Kennedy et al. 2007) a montré que les races de chien les plus petites avaient une meilleure réponse immunitaire. Ils devraient mieux répondre à la vaccination.

Comme la réponse immunitaire est déterminée génétiquement, il peut y avoir des différences d’une race à l’autre ou d’un individu à l’autre.

Examen sérologique

Il existe des tests mesurant la quantité d'anticorps circulant dans le sang (ou le sérum), pour quelques pathogènes.

Ils servent à savoir si un animal est toujours immunisé contre la maladie infectieuse pour laquelle il a été vacciné. Cela évite de faire un rappel vaccinal inutile.

Ce n'est pas une solution parfaite, malgré tout.

Si le test est positif = il y a assez d'anticorps, alors il n'est pas nécessaire de vacciner.

En revanche, un test négatif ne signifie pas que l’animal n’est pas immunisé et cela pour deux raisons :

  • Il peut toujours y avoir de nombreuses cellules B mémoire qui peuvent se transformer rapidement en cellules plasmatiques et qui libéreront de très nombreux anticorps
  • L’immunité cellulaire n’est pas mesurée par le titrage des anticorps

Ces tests sont plus couteux que la vaccination elle-même, ce qui interroge leur utilité.

Il faut quand même noter qu'il s'agit d'une bonne pratique médicale car il est maintenant reconnu par les spécialistes qu'il faut éviter de vacciner les chiens et les chats au delà de ce qui est strictement nécessaire.

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Adapter la vaccination à l’âge


Comment vacciner les jeunes chiots ou chatons

Sans les anticorps maternels, un nouveau-né serait la proie de nombreuses infections.

A la naissance, le système immunitaire est loin de la maturité. Il est caractérisé par :

  • Un retard dans la différentiation et la prolifération des cellules B
  • Un moindre nombre d’anticorps et de cellules mémoire
  • Un raccourcissement de la durée de vie des cellules plasmatiques produisant les anticorps

Cette situation rend la vaccination d’un chiot ou d’un chaton problématique. D’une part, le système immunitaire est immature et ne réagit pas avec force. D’autre part, les anticorps maternels neutralisent une partie des antigènes apportés par le vaccin.

C'est la raison pour laquelle un programme de vaccination spécifique aux jeunes chiens ou chats a été mis au point. Il consiste en 3 injections à 2-3 semaines d'intervalle commençant à l'âge de 6-8 semaines.

Comment vacciner les chiens et les chats adultes

Après la vaccination initiale du très jeune animal, un premier rappel est recommandé à l'âge de 1 an (parfois, c'est à 6 mois).

Ensuite, les chiens ou les chats qui ont été vaccinés avec des vaccins vivants atténués doivent recevoir un rappel tous les 3 ans.

Les autres vaccins sont moins puissants. Un rappel est nécessaire tous les 3 ans ou tous les ans, suivant les cas (voir la suite du guide qui détaille les différentes maladies).

La vaccination contre la rage est souvent une obligation légale. Il vous faudra vous conformer à la réglementation en vigueur dans votre pays.

Comment vacciner les chiens et les chats âgés

Comme tous les organes, le système immunitaire s’affaiblit graduellement avec le temps. Cette détérioration s'accélère la fin de vie.

Il y a une diminution générale marquée du nombre de tous les types de lymphocytes. Les anticorps sont moins nombreux et développent une affinité plus faible pour les antigènes. Le système immunitaire perd une partie de sa réactivité contre les nouvelles infections. En outre, il ne parvient pas à maintenir l’immunisation dans le temps.

En conséquence, les patients âgés sont beaucoup plus sensibles aux infections et ont besoin de rappels plus fréquemment.

Le problème est que cette mesure préventive est souvent négligée. Le programme de vaccination devrait être rappelé lors de chaque consultation gériatrique chez le vétérinaire.

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Vaccination en collectivité


Dans un refuge, un chenil ou une chatterie, les infections peuvent se répandre rapidement. De nouveaux animaux arrivent fréquemment. Certains peuvent être en mauvaise santé ou porteurs de germes pathogènes.

Les responsables de ces refuges doivent prévenir la survenue d’épidémies dans leurs établissements. Ils doivent s’assurer que tout animal qui rejoint le groupe n’est infecté par aucun pathogène dangereux.

Chaque fois qu'un nouvel animal arrive, ils vérifient que le carnet de vaccination est à jour. Si besoin, ils demandent à un vétérinaire de procéder à des vaccinations complémentaires.

Dans le cas de chiots ou chatons, les recommandations de la WSAVA sont renforcées à cause du risque accru d’infection. Les jeunes animaux doivent recevoir leur première injection à 4-6 semaines et puis toutes les 2 semaines jusqu'à l’âge de 20 semaines.

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Durée de l’immunité


La durée de l’immunité est la période de temps pendant laquelle un animal est protégé de l’infection pour laquelle il est vacciné.

Pendant de nombreuses années, il était conseillé d'effectuer un rappel de vaccination annuel. Il s'avère aujourd'hui que ces préconisations étaient un peu exagérées. Ceci est souvent lié au fait que les études cliniques d'enregistrement étaient de durée insuffisante.

Des expériences récentes (Schultz 2006) indiquent que les chiens ou les chats vaccinés avec des vaccins vivants restent immunisés pendant 3 ans au moins.

Les vaccins inactivés induisent une réponse immunitaire plus faible et la vaccination, selon les cas, doit être répétée tous les ans et parfois plus fréquemment.